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Rue Katalin
Szabo, Magda
Philippe, Chantal
Editions V. Hamy
(232 p.)
Paru le 02/10/2006
Dans la rue Katalin, vivent les Biro, les Held et les Elekes. Les filles Elekes, Iren et Blanka, comme Henriette Held sont follement amoureuses de Balint Biro, mais chacune sait que Balint est fait pour Iren. Leur amour ne peut être estompé par la guerre et leur mariage se prépare ainsi qu'une tragédie...« Ce que nous dit Magda Szabo, avec une grâce et une simplicité confondantes, c’est que, de tout ce qui constitue une vie, seuls quelques lieux et épisodes comptent vraiment. (…) Oui, c’est bien cela au fond qui est fascinant chez Magda Szabo, cette réflexion profonde sur ce qu’on garde, ce qu’on laisse. »
F. Noiville, Le Monde
« Magda Szabo (…) confirme dans cet opus nouvellement traduit son art de conteuse. » D. Descaves, Le Matricule des Anges « Très bonne facture littéraire et humaine qui laisse rêveur, la dernière page tournée… »
H.N Gélineau, La Page des Libraires
« Ce livre est rempli d’humanité, tout en sensibilité, en émotion et en délicatesse. »
Le République du Centre
« Jamais abruptement évoquée, l’Histoire de la Hongrie s’insère dans une trame romanesque de la meilleure étoffe. De celle qui exerce un charme indélébile. »
D. Gautret, Famille chrétienne
« Pétri de tristesse et de nostalgie, Rue Katalin traverse plus de trente ans de l’histoire hongroise (…) à la détresse de ses personnages, Magda Szabo mêle ses propres souvenirs avec une pudeur merveilleuse : son roman n’en est que plus poignant. »
A. Clavel, Lire
« Entre 1934 et 1968, la grande romancière hongroise Magda Szabo traque les petites faiblesses des uns, les faillites minuscules des autres (…). Les familles traversent la guerre, la déportation des juifs et des prisonniers, les "sanctions disciplinaires" au royaume faisandé du socialisme, avant les éclats de l’insurrection de 1956. Magda Szabo manie la férocité avec une étrange douceur. Et les morts se penchent sur l’épaule des vivants, témoins incrédules des malheurs que l’Histoire inflige à ceux, amers complices, qui parviennent à durer. Loin de la rue Katalin et du paradis à jamais perdu. »
M. Chaudey, La Vie
« Les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale et de l’insurrection de 1956 y sont prégnants, qui disent justement la honte de la collaboration hongroise avec l’Allemagne nazie puis d’une répression sauvage de l’énergie civile. Mais bien que les fins soient rarement heureuses chez ce remarquable auteur, rien n’y semble jamais tout à fait perdu, comme si le souvenir constituait en soi une vertu. »
R. Grandmangin, Magazine littéraire
« Magda Szabo enregistre dans son œuvre la façon dont, en Hongrie, l’Histoire piège les destins individuels, dont les félicités intimes sont rongées par le monde alentour. Le tout avec un art des intérieurs et du portrait qui lui vaut le qualificatif de Mauriac protestante. »
B. Boulouque, Madame Figaro
« Dans l’ensemble de l’œuvre de Magda Szabo, l’oppression communiste et la situation politique apparaissent toujours en filigrane, mais, avec Rue Katalin, elle donne à voir les blessures hongroises depuis la Seconde Guerre mondiale, et notamment les événements de 1956. Rue Katalin est l’histoire, ou la métaphore, de l’innocence perdue. »
Le Figaro
« Un petit bijou d’écriture et une réflexion fouillée sur le vieillissement qui change les corps sans atteindre les âmes. »
E. Letribiot, Ouest France
Magda SZABÓ
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Biographie
Magda Szabó est née à Debrecen en 1917, dans une famille cultivée de la grande bourgeoisie.
Considérée comme un véritable classique vivant de la littérature hongroise, certains la nomment « le Mauriac protestant », car elle peint souvent les passions refoulées des habitants de la grande Plaine peuplée majoritairement par des parpaillots.
Ses premiers livres paraissent au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, et elle est saluée comme un des grands espoirs de la littérature. Après 1948, pour des raisons politiques, elle disparaît de la scène littéraire. Pendant une longue période, elle vit de travaux de traduction et d’enseignement.
C’est à la fin des années 50 qu’elle rencontre un immense succès. En 1959, elle reçoit le prix Attila Jozsef et en 1978, le prix Lajos Kossuth. Sa notoriété ne fait que grandir.
En 1987, son roman La Porte connaît un succès international. Ce chef-d’œuvre n’est pas immédiatement traduit en français, alors qu’il l’est en Allemagne, en Angleterre et aux États-Unis. En 1992, elle obtient le Prix Betz Corporation aux États-Unis.
Le premier volume de son autobiographie vient de paraître en Hongrie.
Chez Viviane Hamy
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